|
|
|||
|
50S REGISTRES
pouldres à canon, cela se trouveroit si estrange qu'il y auroit danger de sédition populaire, attendu que lad. Ville ne fut jamais taillable par ce qu'on ne sauroit congnoistre les facultez des personnes pour la grandeur de lad. Ville; que led. S-r a cy devant prins le salpestre qui estoit à lad. Ville (1) dont elle n'a esté remboursée pour en achepter d'autres; et combien que en icelle ville, il y aict encores trente ou quarante miliers de salpestre pour la provision d'icelle, il plaira aud. S-T et à Noss" de son Conseil considerer que les ennemys sont près de nous, et que lad. ville n'est point garnye de munitions de guerre pour estre deffendue et maiutenue en seu-
|
DU BUREAU [1557]
rete; et que en vain on auroit faict des tranchées et employé tant d'argent à Ia fortillication, pour la laisser desgarnye de munitions et ne la savoir deffendue.
"A ceste cause, sera supplié la Majesté du Roy de se contenter de vingt miliers dud. salpestre en remboursant lad. Ville, affin qu'elle en puisse faire cy après amatz de pareille quantité.
"Et autres remonstrances que les déléguez pourront faire."
Pour lesquelles a esté esleu monsr m° Augustin de Thou, Eschevin de lad. Ville, avec tel personnage qu'il vouldra choisir.
|
||
|
|
|||
|
DCCCCLVIII. — Retour des amrassadeurs de la Ville et leur responce.
20 octobre 1 55t. (Fol. 265 v°.)
|
|||
|
|
|||
|
Du mercredi xx0 jour d'Octobre mil vclvii.
Mes Augustin de Thou, Eschevin, et Jherosme Angenost, Procureur du Roy et de la Ville de Paris, envoyez par devers le Roy pour faire les remonstrances sur les quarante miliers de pouldre à canon demandez par Sa Majesté, à leur retour ont rapporté avoir presenté à Monseigneur Illustrissime et Reverandissime Cardinal de Lorraine les lettres qui luy avoient esté envoyées du Bureau, faict entendre les remonstrances qu'ilz estoient chargez de faire au Roy; lesquelles il a trouvées bonnes et raisonnables, et a promis excuser ceulx de lad. Ville desd, pouldres, et que l'on s'en reposast sur luy, estant asseuré que de ce qui seroit en la puissance de la Ville, le Roy en seroit promptement ayde comme tousjours il avoit esté; et que l'on ne se donnast peyne que de satisfaire au Roy de la somme de 111e m. livres qui luy a esté acordee; et a promis tout ayde et faveur à la Ville, ainsi que portent plus amplement ses lettres dont la teneur ensuit :
Lettres de Monseigneur le Cardinal de Lorraine.
18 octobre.
Mess",
"J'ay receu les lettres que m'avez escriptes par ce
|
porteur et entendu ce qu'il m'a dit de vostre part, et mesmement touchant les salpestres que le Roy vous demande; ce que j'ay faict entendre aud. S-T, lequel se tient bien asseuré que ne fauldrez de le servir tousjours de ce que pourrez, et principallement en telles choses requises pour la conservation et deffence de son Royaulme. Et voyant que n'y pourriez promptement satisfaire sans retardation du recouvrement de ce que avez à luy fournir pour le parfaict des trois cens mil livres que luy avez octroyez, il veult et entend que, pour le present, vous mettez seullement peyne de satisfaire le plus tost qu'il vous sera possible au parfaict payement de lad. somme; et après vous ferez du mieulx que vous pourrez pour lesd, salpestres, ainsi que ced. porteur vous dira.
«Sur quoy me remettant, je ne vous feray plus longue lettre, si ce n'est pour vous adviser que en tout ce que je vous pourray faire plaisir, je m'y em-ployray tousjours de bien bon cueur, duquel je prie Dieu, Mess™, qu'il vous ayt en sa saincte garde.
"Escript à Sainct Germain en Laye, le xviii6 jour d'Octobre mil vc lvii.
"Vostre meilleur amy,
"Cardinal de Lorraine."
|
||
|
|
|||
|
W La dernière fourniture de cc genre faite par la Ville est celle de cinquante milliers de salpêtre, qui furent délivrés le 8 mai 1057, en vertu d'une lettre du Connétable : voir ci-dessus art. DCCCXCIX et DCCCCI.
|
|||
|
|
|||